Jaula (2022)

Pas évident pour moi de faire une critique sur ce film !
Je l’ai bien aimé… mais je suis surpris de voir que tant de personnes l’ont adoré.

J’ai lu quelque part «Les espagnols sont doués dans le cinéma de genre, peu importe son expression, que ce soit dans l’horreur, le fantastique ou encore le thriller.»
J’ai souri, car j’ai pensé exactement le contraire pendant que je regardais ce film.
Mais c’était aussi écrit juste après «Bien plus que leurs voisins français et ce n’est pas faute d’avoir eu des tentatives du côté du cinéma tricolore.»
Alors là… oui, je suis plutôt d’accord !
Mais ce n’est pas très difficile. Je préfère le cinéma nordique au cinéma français, espagnol, italien. Chacun ses goûts, mais je suis moins déçu par les suédois, danois, islandais, par exemple. Quant au anglais, ils sont encore un cran, voire deux, au-dessus de tout ça.

Jaula n’est pas du tout un film d’horreur, ni d’épouvante, même si certains le rangent dans cette catégorie, ni même fantastique. On est dans le thriller pur et dur, à influence presque paranoïaque. Le personnage principal se demande s’il ne devient pas fou plus le film progresse. C’est le premier long-métrage d’Ignacio Tatay et il a su créer une certaine atmosphère assez angoissante. Par contre, sa photographie est un peu trop saturée de filtres gris et bleus rendant l’image peu aimable et agréable. Certains plans manquent de recherche. Après tout, n’est pas David Fincher qui veut certes !

J’ai lu aussi cette critique : «Encore un film estampillé Netflix et qui déçoit, survendu, surcoté, suranné !
Toujours le même principe, d’un espèce de huit clos oppressant, mais là, il n’y a que la Bande originale qui est oppressante, et en complet décalage, puisqu’elle est censée accompagner un moment terrifiant et il n’y a rien, des effets de manches musicales qui tournent à vide. C’est long, mal éclairé, un scénario creux, et au final rien de bien original. On nous présente ce film comme une œuvre sollicitée et visionnée des millions de fois, cela n’augure rien de bon pour la suite des productions signé d’un N.
Pas grand-chose à sauver, rabattez-vous sur un classique, même déjà vu, et vous aurez plus de plaisir que de découvrir ce vide interstellaire.»

Il parait que la bande annonce laissait présager un thriller incroyable teinté de fantastique. En tout cas, c’est le cas des critiques. Hélas, c’est plutôt un thriller pour les nuls !
Alors, je ne fais pas partie des gens qui devinent facilement ce qui va se passer, ce qui fait que je passe de nombreux bons moments en visionnant courts et longs-métrages.
Ceci dit, j’ai l’impression que ce film fait du surplace pendant presque une heure avec effectivement une ambiance sonore en parfait décalage avec les scènes, une lumière affreuse, des acteurs qui chuchotent et ne créent aucune empathie, dont la gamine en premier lieu, puis l’histoire prend un virage peu crédible, voire ridicule, puis pathétique et pas très original…
Bref… c’est du Netflix, quoi !
Assez lent, caricatural, pleins d’incohérences. Je ne dirais pas non plus qu’on s’ennuie, et que c’est un film à voir si on veut s’endormir sur son canapé, car il a quand même des points forts.
Non, je ne vais pas réagir comme cette autre critique : «Dernier film européen que je regarde pour ma part. Ça suffit les films à facilités scénaristiques bas de gamme qui se veulent intelligents alors qu’ils reflètent en permanence la pauvreté artistique et narrative du cinéma européen (Royaume-Unis mise à part).»

Jaula n’est pas une daube, malgré son scénario impossible et ses explications inexistantes, ses incohérences à foison et j’en passe. On sait que Netflix se moque du monde et qu’il sait qu’il y a des gens qui regarderont toujours, qui seront toujours là.

Ce n’est pas tout à fais un huis clos. La troisième et dernière partie change radicalement d’endroit.

Les personnages ne sont pas ultra attachants. Je ne dirais pas que les acteurs sont fades, comme j’ai pu le lire. Ils s’en sortent plutôt bien. Mais j’ai fini par me moquer du sort de chacun d’entre eux, après avoir eu un moment de désintérêt qui aura peut-être été trop grand jusque-là, plus grand que je n’aurais imaginé.

Pour résumer :

Je n’ai pas regretté d’avoir vu ce film, mais je m’en fichais un peu de comment ça allait finir, y compris pour la gamine, ce qui est terrible !

La réalisation est au mieux douteuse. Cela reste filmé de manière potable, mais la photo est horrible, car l’éclairagiste devait être malade et la pseudo-musique angoissante, en désaccord avec pas mal de scène, est surtout caricaturale et devient plutôt vite agaçante.

Si jamais «Jaula» signifie : La cage.


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