Cold Road (2024 ) Si vous n’aimez pas les chiens, c’est mal parti, vu qu’il a un des rôle principaux ! Je pourrais aisément comprendre quelqu’un qui serait allergique à tous les bruits de bouche que font constamment ces animaux.
Je suis très étonné, presque choqué, mais j’ai vu ce film quelque part sous les genres : Action, Thriller et… Comédie !Pourtant, en lisant l’histoire, en voyant la jaquette du film, il ne me semblait pas qu’il pouvait y avait de quoi rire. Je me demande si parfois les personnes ne regardent pas juste un moment du film au hasard et se basent uniquement là-dessus pour le classer ? Car il y a effectivement une scène totalement absurde en plein milieu du film qui finit par faire rire.
Mais elle représente aussi le fait que les gens ne nous croient pas s’ils nous arrivent quelques chose d’atroce et d’inhabituel. C’est difficile de demander de l’aide et d’être pris au sérieux. On finit par dire qu’on a eu des hallucinations et qu’on a sans doute dû se tromper.
Cold Road, un film à suspense entièrement autochtone. Intéressant ! Le tournage a eu lieu principalement à Hay River (d’où est originaire le réalisateur Kelvin Redvers), dans les Territoires du Nord-Ouest, mais certaines scènes ont été tournées à Calgary et à Athabasca, à environ 145 km au nord d’Edmonton, en Alberta. «Je viens d’un endroit où il faut une éternité pour se rendre en voiture. Je pense que beaucoup de Canadiens savent qu’il faut parfois trois heures pour aller d’une ville à l’autre» dit Kelvin.
Selon lui, les films modernes donnent souvent l’impression d’être conçus artificiellement, avec des images de synthèse parfois un peu ridicules. Il voulait que le sien revienne aux éléments fondamentaux. Ainsi, toutes les scènes extérieures ont été tournées par temps froid, y compris les séquences de cascades et les scènes d’action.
Le scénario aborde des thèmes tels que les disparitions et les assassinats de femmes et de filles autochtones, mais aussi la peur de conduire seul sur une autoroute enneigée la nuit. On ne voit pas habituellement sur un écran de cinéma des femmes autochtones qui jouent les rôles principaux. Toutefois que les choses commencent à changer. En général, ces personnes sont plutôt dans des films indépendants. Sans doute quelques très bons films, mais qui n’ont probablement pas eu un succès mondial.
Roseanne Supernault dans le rôle principal de Tracy et chien Caribou dans le rôle de Pretzel. Roseanne Supernault est connue entre autres pour ses rôles dans la série télévisée Blackstone et le film Maïna, sorti en 2013. Roseanne a affirmé qu’il est «essentiel que des Autochtones occupent divers rôles et positions dans la création de films et d’émissions de télévision centrés sur des récits autochtones.»
Kelvin aime clairement les films à suspense des années 70 et 80 et admet s’être inspiré des premiers films de Steven Spielberg et des frères Coen, comme Duel (ce qui est complètement évident !) et Blood Simple.
Voilà pour certains détails. Je pensais que j’allais ne pas être très sympa avec ce film, car, au final, je trouve qu’il est bourré de longueurs et que le personnage principal n’est pas très sympathique et que ça rend le film difficile à suivre. Mais après coup, je me suis dit qu’avec tout ce qu’elle a vécu dans sa journée, n’importe qui serait de mauvais poil, voire antipathique. Et encore : elle a déjà eu une journée affreuse avant même que les gros problèmes ne commencent !
En ce qui concerne les longueurs, je comprends parfaitement l’exercice du réalisateur qui a voulu montrer encore plus la peur, la solitude, le froid, le stresse de ne plus avoir d’essence, etc. Il a voulu rendre son film très réaliste. Et il l’a rendu totalement tragique, aussi, mais avec une certaine poésie qui fait passer le drame au mélodrame.
Les apparition du camion sont spectaculaire et la réalisation est vraiment impeccable. Il aurait pour être aussi bien que Duel (1971).
Malheureusement, n’en déplaise aux puristes, rien n’arrive vraiment à égaler le chef-d’œuvre de Steven Spielberg que j’ai dû voir pas mal de fois. Pensez au nombre de films qui n’auraient jamais vus le jour sans ce métrage précurseur non seulement dans son genre, mais aussi dans son style, tant il est unique.
Si je prends ce film indépendamment de ce qu’il l’a inspiré, je pourrais soit le descendre par rapport aux longueurs et à au côté irréaliste de la fin (Spoilers : le fait qu’elle soit rentrée chez elle, sans voiture, dans le froid, de nuit, sans avoir mangé, vraiment dormi…), soit lui mettre une très bonne note pour le côté autochtone, réalisation et suspense. Je crois que j’ai décidé.
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