The Killer (2023) Pendant longtemps, je disais que David Fincher était probablement mon réalisateur préféré.

En tout cas, je suis un inconditionnel de Seven, j’adore The Game, je trouve qu’il a fait un Alien 3 qui est presque aussi bien que le premier. Quant à Fight Club, c’est aussi un coup de maître. De plus, Fincher a fait mon home invasion préféré avec Panic Room et The Curious Case of Benjamin Button est juste incroyable.

Mais voilà : le problème est qu’il a fait Zodiac et Gone Girl ! Ils sont tous les deux bien, mais loin de ce qu’il avait fait de mieux. Et c’est comme si le manque soudain d’inspiration lui a fait faire le remake inutile de Millenium. Et ce film-ci, à mes yeux, est encore moins bien.

Je n’ai volontairement pas parlé de The Social Network – The Facebook Movie, car il fait partie de ceux qu’il faut que je revoie. Mais tout ceci ne m’a pas donné envie de voir la série House of Cards.

Je n’ai pas vu non plus ses séries comme Mindhunter, ni la première saison de Mindhunter qu’il a produit.

Fincher est aussi celui qui devait faire un Spider-Man au début des années 2000, mais il voulait présenter un Spidey âgé et avec de l’expérience, devant gérer sa double vie de justicier et de photographe, sur un ton et une mise en scène réalistes, axés sur les personnages et orientés vers le drame. L’idée a été détesté et refusé et c’est pourquoi ce fut Sam Raimi qui a prit les commandes. Alors…The Killer !Après un générique ultra rapide (on n’a que deux secondes pour lire chaque nom), on rentre directement dans le vif du sujet avec un monologue qui est tout ce qu’il y a de plus pessimiste. Les gens qui se croient réaliste vont y adhérer. Mais moi, ça ne m’a pas parlé…Suivant notre point de vue, évidement qu’on peut croire ou ne pas croire à la chance ou au karma. Et bien sûr que le tueur du film va nous faire croire qu’il n’a aucun impact réel sur la taille de la population vu qu’il en est lui-même persuadé. Après tout, il n’a aucune morale, n’a pas le temps d’avoir des opinions (du moins dans son travail) et considère l’empathie comme une faiblesse.

Ce monologue nous accompagnera tout le long du film et nous fera partager toutes les pensées du personnage, avec parfois des phrases clés qui reviennent. À noter que Trent Reznor fait la musique du film en duo avec Atticus Ross. Même si on entend une chanson des Smiths déjà dans les cinq première minutes. D’ailleurs, le personnage principal n’écoute que ce groupe mythique dans ses écouteurs ou ses véhicules. Je précise que ce n’est pas parce qu’un film n’a que de la bonne musique que c’est forcément un bon film.

Les compositeurs Reznor & Ross ont été engagé et utilisé pour tous les longs métrages de Fincher depuis The Social Network en 2010. Trent Reznor a largement contribution à des bandes originales. Voici des exemples :

1994: The Crow, Natural Born Killers

1996: The Fan

1997: Lost Highway1999: Fight Club

2000: Final Destination

2001: Lara Croft: Tomb Raider

2002: Resident Evil

2005: Doom – Der Film

2007: The Hitcher

Rien que ça !

Revenons au film. Au bout de 20 minutes, je me suis dit «Si tout le film est comme ça, ça va être très long !»Mais… non ! Justement : ça gagne en intérêt par la suite… mais pas pour très longtemps.Et puis ça repart ! Le film est intéressant par à-coups. Il n’y a qu’une scène de bagarre, mais elle est ultra violente et très longue. Ce qui, évidemment, la rend aussi totalement irréaliste.

The Killer est tiré non ps d’un livre, mais d’une série de bandes dessinées. À l’origine, Brad Pitt, l’un des acteurs principaux de Seven, devait également endosser le rôle-titre. Il a été remplacé par l’acteur germano-irlandais Michael Fassbender après avoir rejoint Netflix. Je ne sais pas vraiment si c’est une bonne idée, n’était pas ultra fan de Fassbender. Mais généralement, c’est plutôt ses choix de films plus que son jeu. Tous les faux noms utilisés par le tueur sont les noms de personnages principaux ou secondaires de séries télévisées américaines bien connues.

Par exemple, le nom Robert Hartley, utilisé par le tueur lors de son inscription au club de fitness de Chicago, est le nom du personnage principal de la sitcom The Bob Newhart Show. L’extraordinaire Bob Newhart joue un psychologue de Chicago connu pour ses escapades thérapeutiques. Le nom George Jefferson, utilisé par le tueur de la banque, est le nom du personnage principal de la sitcom The Jeffersons, qui était l’une des séries afro-américaines les plus populaires de la télévision américaine. Certains analystes cinématographiques considèrent qu’il est probable que Jefferson soit le vrai nom du tueur, car il doit effectuer des transactions bancaires et juridiques qui pourraient être vérifiées sous son vrai nom.

Pour finir, Howard Cunningham est le nom du père chaleureux et serviable du personnage principal Richie Cunningham, joué par Tom Bosley, dans la sitcom Happy Days, dans laquelle Robin Williams a joué l’extraterrestre Mork de l’Orc dans deux épisodes. Grâce à la série dérivée suivante Mork of the Orc, Williams est devenu internationalement connu. David Fincher n’est plus ce qu’il était. Et pourtant, j’attendais encore impatiemment un nouveau film de lui. À l’origine, Alessandro Camon devait écrire le scénario, Plan B Entertainment devait produire le film et Paramount Pictures devait prendre en charge la distribution. Lorsque Netflix a rejoint le projet en 2021, la production a commencé. Le scénario basé sur les bandes dessinées a finalement été écrit par Andrew Kevin Walker, avec qui Fincher avait déjà travaillé sur Seven.Le film est séparé en six chapitres. Et la fin est un peu facile !

Malgré le fait qu’il a fallu du temps pour faire ce film, que les détails ont été soignés, que ça fait plaisir de voir Tilda Swinton pendant quelques minutes, que l’ambiance et la réalisation restent du Fincher et que j’ai lu quelques articles pour voir à quel point ce long-métrage est bien… je ne peux pas nier que je me suis plutôt ennuyé qu’autre chose. Alors peut-être que tout a été réfléchir au détail près… mais dans e cas, ça veut dire que la bande dessinée est géniale, mais que c’est pas forcément transformable ou transmissible en film.

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