Carnage Park (2016) Le réalisateur, Mickey Keating, n’a l’air de ne connaître que le monde de l’horreur. On ne pourra pas dire que c’est un réalisateur très varié qui prend des risques. Il reste bel et bien dans sa zone de confort que je vais décrire comme du « choquer juste pour choquer » !
Thriller policier américain qui devient un jeu de survie. Keating a décrit Carnage Park comme étant un clin d’œil aux films de Sam Peckinpah et Peter Watkins qui ont été réalisés dans les années 1970, et il a construit le film autour de ce concept. Vu que l’histoire se déroule justement durant les années 70, on sent que ce réalisateur est fan du cinéma du genre de cette époque, ce qui en soi ne me dérange pas, car c’est une belle période cinématographique, mais, pour autant, ce n’est pas forcément gage d’une réussite et ici, malheureusement, ce n’est pas le cas.
Une violence et un sadisme à la Hills Have Eyes, on va dire. Sa chaleur climatique et ses lieux peuvent aussi être facilement comparés.
Un film qui a une couleur jaune, vu qu’un filtre doré a été utilisé pour filmer et intensifier le désert. C’est original, même si on avait déjà connu ça en 2000 avec Traffic, par exemple, dont chaque tiers de film avait une couleur différente.
Donc… ce film a non seulement une sale couleur, mais il manque cruellement d’originalité, tout comme ses dialogues.
Il n’y a pas une seule phrase incroyable qui sort du lot, sauf peut-être les deux, trois phrases d’intro… qui pourtant ne servent pas à grand-chose ! En général, quand je regarde un film, je suis toujours halluciné de voir qu’à un moment donné, il y a toujours quelque chose en rapport avec ma propre vie. Tandis qu’ici, il n’y a pas grand-chose à en tirer. Il y a tous ces clichés qu’il faudrait vraiment changer avec le temps. On a toujours droit au flic qui arrive et qui fait plaisir, mais qui rate son coup. Il y a les autres survivants qui montrent que la victime principale n’est pas seule, mais qui s’avèrent souvent inutiles ou alors vraiment en fin de vie. Il y a ces moments où un personnage (ou plusieurs) trouve une petite maison, rentre dedans, trouve des indices, mais se fait surprendre. Bref !
En me lançant dans ce film, j’espérais retrouver le plaisir de films tels que l’allemand Prey / Comme des Proies (2021), le suédois Red Dot (2021) ou encore le britannique Calibre (2018). Mais j’en étais très loin, malheureusement. Certes, j’apprécie les films qui ne s’attardent pas sur la torture et la violence extrême difficilement regardable.
Mais Carnage Park est une expérience extrêmement vide. Le film est comme un train à court de piste et de rail. Et on nous fait toujours inlassablement croire que ces films sont tirés de faits réels, alors qu’on sait très bien que c’est faux. Il y a sûrement ce genre d’événements atroces et ignobles qui se passent, ça c’est sûr, hélas. Mais ce n’est pas comme si on regardait un documentaire. On regarde ce genre de films par simple et pur plaisir sadique et voyeur.
Ashley Bell est une actrice américaine, née en 1986 à New York, connue pour son rôle de Nell Sweetzer dans les films Le Dernier Exorcisme et Le Dernier Exorcisme Partie II… qui sont tous les deux très mauvais ! Pas génial pour faire une grande carrière… bien que sa performance lui ait valu une nomination aux Independent Spirit Awards 2011 pour la meilleure actrice dans un second rôle.
Dur à comprendre ! Surtout qu’ici, j’ai vraiment l’impression qu’elle surjoue. Je ne l’ai pas trouvée incroyable contrairement à plein d’autres actrices de ce genre de long-métrages. J’ai passé des moments sympas, mais aussi pas mal sombré dans l’ennui. Il y a des scènes très sombres dans la mine où l’on ne voit pas bien ce qui se passe. En plus, il y a plein de coupures comme si on voulait en mettre plein la vue pour cacher le petit budget.
Carnage Park n’est pas du tout un film essentiel, ni à voir, ni à posséder. Le titre dit tout : c’est un carnage… dans un parc !!! Il devient très vite poussif au bout de 45 minutes. On commence à s’impatienter faute d’éléments dramatiques nouveaux pour relancer l’intrigue.
La première demi-heure tient bien la route et constitue la meilleure partie du film, même si Carnage Park montre ses limites, puis se transforme en un stalker entre une proie et un sniper fou. Outre ce manque d’originalité, c’est la mise en scène du film qui souffre de son manque de tension.
De plus, certains effets de caméra ne sont pas très efficaces, alors que le réalisateur a voulu donner de l’intensité à certaines scènes. Encore un film très court (moins d’une heure vingt) qui semble beaucoup plus long. Et je pense que beaucoup d’entre nous sont heureux que ce genre de film bâclé prenne fin.
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