Faults (2014)

Un spĂ©cialiste des sectes tente de dĂ©programmer une jeune femme tombĂ©e sous la coupe d’un gourou.

Ce film est mon prĂ©fĂ©rĂ© de ce rĂ©alisateur qu’est Riley Stearns. CinĂ©aste amĂ©ricain, nĂ© le 29 juin 1986 Ă  Austin (Texas), il est surtout connu pour avoir rĂ©alisĂ© ce film, ainsi que The Art of Self-Defense. Pourtant, le premier est trĂšs bon, tandis que le second est finalement assez nul, alors qu’il aurait pu ĂȘtre un chef-d’Ɠuvre. Mais la derniĂšre demi-heure sombre le film dans l’irrespect de l’art martial qu’est le karatĂ©.

J’avais aussi fait une mini critique sur Dual (2022), qui est mon deuxiĂšme prĂ©fĂ©rĂ©. Il montrait certains risques du clonage. C’est toujours difficile d’en dire assez sans spoiler.

En ce qui me concerne, je n’ai qu’une seule chose Ă  dire pour ce long-mĂ©trage : Mary Elizabeth Winstead !

IndĂ©trĂŽnable de mon top 10 des meilleures actrices, ses films valent le dĂ©tour rien que pour elle. MĂȘme s’ils sont parfois assez mauvais comme Monster Island (2004), Black Christmas (2006), Scott Pilgrim de 2010 (dont elle fait Ă©galement les doublages pour son personnage dans le dessin animĂ©, Abraham Lincoln: Vampire Hunter (2012), 10 Cloverfield Lane (2016), All About Nina (2018), Gemini Man (2019) ou encore Birds of Prey (2020), ainsi que Kate (2021).

Par contre, c’est un plaisir de la voir dans l’un des meilleurs opus de Final Destination Ă  savoir le troisiĂšme, celui de 2006. Elle est aussi dans la troisiĂšme saison de la sĂ©rie Fargo, ainsi que dans la sĂ©rie Ahsoka (spin-off de Star Wars). J’espĂšre que ça marche pour elle, car deux de ses sĂ©ries ont Ă©tĂ© injustement interrompues : The Returned et BrainDead.

C’est Ă©galement un plaisir de la retrouver en tant que fille de John McClane dans Die Hard 4 & 5.

Il y a des films incroyables dans lesquels elle ne figure, hĂ©las, que cinq ou dix minutes, comme dans Bobby (2006), Swiss Army Man ou The Hollars (tous deux de 2016), ou encore Death Proof (2007). Mais elle a fait pire : dans Factory Girl (2006), elle n’apparaĂźt qu’une minute, montre en main
 et c’est la seule minute du film que j’apprĂ©cie vraiment !
Sa premiÚre apparition au cinéma fut dans Le Cercle 2 en tant que la jeune Evelyn. Dans Sky High, qui est un film de super-héros pour ados, elle joue un rÎle important trÚs intéressant.

Elle est dans mon film de danse prĂ©fĂ©rĂ© Make It Happen / Dancing Girls (2008), tout comme elle se trouve dans The Thing (2011), qui n’est pas un remake, mais une premiĂšre partie, un trĂšs bon prĂ©quel de l’original. Smashed (2012) fait aussi partie de ses meilleurs films et The Parts You Lose (2019), oĂč on ne la voit que vingt minutes, est assez bon aussi.

Kill the Messenger (2014) est un film politique qui m’a bien plu, alors que ça n’est pas trop mon truc.
Elle a Ă©tĂ© dans au moins six courts-mĂ©trages. Bref ! Elle a bien roulĂ© sa bosse et n’a apparemment pas la reconnaissance qu’elle mĂ©riterait.

Passons au film ! On ne voit pas Ă©normĂ©ment de personnes durant tout le film. C’est un huis-clos dĂ©rangeant.

Ansel Roth est chargĂ© de rĂ©cupĂ©rer une jeune fille prisonniĂšre d’une secte. Film minimaliste, original et dĂ©routant. Un thriller de manipulation psychologique Ă  la mĂ©canique trĂšs intĂ©ressante Ă  suivre.

Évidemment, on peut se dire que l’histoire semblait intĂ©ressante, mais que, finalement, on peut avoir l’impression d’avoir perdu mon temps, que ce huis-clos dramatique au suspense paresseux est long, morne, et plutĂŽt ennuyeux, que le sujet avait pourtant un fort potentiel et on a pour preuve une fin inattendue ! Du coup, on peut aussi se dire que le scĂ©nario l’exploite de façon assez malhabile, que ce n’est pas un grand film !
Mais il a le mĂ©rite d’ĂȘtre original, avec de bons acteurs, un peu d’humour noir

Il n’est pas indispensable, ni forcĂ©ment agrĂ©able, car trĂšs troublant.

En outre, le rĂ©alisateur a eu le bon sens de ne pas faire durer inutilement certaines scĂšnes et le film est donc assez court. À mon sens, c’est une qualitĂ© qui manque Ă  certains rĂ©alisateurs, qui font trop souvent tirer en longueur, ce qui amĂ©liore rarement un film.

Un petit film indé, bien fauché, qui ne masque jamais son manque de moyens, mais qui repose avant tout sur son scénario. Histoire de manipulation, le film se suit bien, malgré, certes, beaucoup de longues plages de dialogues entrecoupées de plans fixes silencieux, mais qui permettent aux acteurs de briller.

Comme tout film Ă  twists, il devient un peu long Ă  suivre si on pige vite le rebondissement. Ce qui n’a heureusement pas Ă©tĂ© mon cas ! Reste tout de mĂȘme quelques belles sĂ©quences, des scĂšnes un peu folles et inattendues et surtout deux acteurs fabuleux pour un duel de haute volĂ©e. Oui, parce que Leland Orser s’en sort trĂšs bien aussi.

En conclusion, ce qui est spĂ©cial, c’est que j’ai vraiment beaucoup aimĂ© ce film, mĂȘme si je ne pourrais pas vraiment le recommander ! Ce fut un plaisir trĂšs personnel.

Attention de ne pas se fier Ă  la bande-annonce, qui n’est pas du tout reprĂ©sentative de ce que l’on va voir


Rating: 4 out of 5.

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