Titre original : Ritueel
DâaprĂšs le roman «Rituel» de Mo Hayder
D’ailleurs, ce film est dĂ©diĂ© Ă sa mĂ©moire. Clare Dunkel alias Mo Hayder (1962 – 2021).
Kiki, une plongeuse professionnelle, aide la police Ă rĂ©cupĂ©rer des corps dans l’eau. Elle a perdu ses parents un an auparavant en Afrique du Sud, lors d’un accident et ressent depuis un fort sentiment de culpabilitĂ©. Durant une nouvelle enquĂȘte, elle dĂ©couvre deux mains tranchĂ©es au fond d’un canalâŠ
Si jamais, ce nâest pas un film de requin, ni un long-mĂ©trage qui ne se passe que sous lâeau. Ce nâest pas 47 Meters Down (2017), ni Breaking Surface (2020) ou son remake allemand The Dive (2023). Câest un polar belge qui revisite une sombre partie de son passĂ© colonial sanglant au Congo. Sur le fil de ce passĂ© qui est liĂ© Ă une histoire familiale, lâintrigue se dĂ©roule bien menĂ©e, mĂȘme si il y a quelques zigzags qui nous perdent dans le scĂ©nario, ça se laisse regarder.
L’idĂ©e de rappeler les atrocitĂ©s commises au Congo par les colonialistes belges Ă l’Ă©poque de LĂ©opold 2 et celles qui se perpĂ©tuent actuellement Ă©tait intĂ©ressante. Mais, d’une part le scĂ©nario de ce polar est particuliĂšrement confus, d’autre part la rĂ©alisation est mĂ©diocre, plate et parfois trĂšs maladroite, comme cette scĂšne qui met en parallĂšle deux scĂšnes, l’une d’amour, l’autre de tortures, trĂšs gore. Les comĂ©diens n’ont guĂšre de prĂ©sence, Ă part la plongeuse⊠et encore !
De plus, c’est un peu long. Oh oui, comme câest longâŠ
Une demi-heure de moins aurait été trÚs bienvenue.
Franchement un script complĂštement dĂ©cevant, peu de logique d’ensemble, des flashbacks inutiles et une soi-disant culpabilitĂ© de lâactrice principale qui sonne faux, tant elle, comme les autres, acteurs jouent mal.
Film assez gĂȘnant, malaisant et malsain. Il y a ce cĂŽtĂ© les riches blancs extorquĂ©s par les mĂ©chants noirs revanchards, bien qu’ils aient quelques excuses, tout de mĂȘme ! Le scĂ©nario est foutraque et bancal. Cette tentative d’allier thriller et histoire coloniale est un vĂ©ritable Ă©chec, tant dans sa forme que dans le traitement de thĂ©matiques telles que l’esclavage.
MĂȘme la grande scĂšne de sexe est nulle !
Son collĂšgue vient chez elle. Du coup, lâĂ©quation est simple : elle est perdue, elle essaye de lâembrasser, il la repousse, elle sâĂ©nerve, elle ressaye de l’embrasser, cette fois il se laisse faire⊠et câest parti ! AprĂšs tout, lâesprit peut ĂȘtre fort, mais la chair est faible. Et la scĂšne est bien sĂ»re superposĂ©e sur une scĂšne de torture et de mutilation. En matiĂšre dĂ©rangeante et dĂ©bandante, on peut difficilement faire mieux !
TrĂšs difficile de rester concentrĂ©. Le problĂšme, câest que je regarde quand mĂȘme tous les films jusqu’au bout⊠mĂȘme si je ne les aime pas du tout.
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