Erreur Fatale/Balancing the Books (2009)

SacrĂ©e Dina Meyer ! Elle a un tel charisme que c’est une des rares actrices qui me fait regarder des tĂ©lĂ©films ou des films qui ont l’air de tĂ©lĂ©films. Je comprends qu’elle reste Ă  ce jour une des personnalitĂ©s prĂ©fĂ©rĂ©es des amĂ©ricains, mais qu’elle suscite Ă©galement de la jalousie

Cette fabuleuse actrice, non dĂ©nuĂ©e d’humour, a bien roulĂ© sa bosse depuis la sĂ©rie culte Beverly Hills 90210 (1993-1994) oĂč elle a commencĂ© Ă  avoir ses premiers fans. Ses admirateurs de longue dates ne l’on pas forcĂ©ment dĂ©couvert avec Starship Troopers (1997) ou dans la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e Les Anges de la nuit (2002-2003), ni mĂȘme dans la saga des Saw oĂč elle a eu un grand rĂŽle dans les trois premiers (donc de 2004 Ă  2006, mais on la voit quand mĂȘme dans des flashbacks dans celui de 2007).

Dina joue surtout pour le cinĂ©ma indĂ©pendant, mĂȘme si elle a bien roulĂ© sa bosse avec des films comme Johnny Mnemonic (1995), CƓur de Dragon/Dragonheart (1996), La Nuit des chauves-souris/Bats (1999), Deadly Little Secrets (2001), etc.

En 1997, elle avait jouĂ© un petit rĂŽle dans Friends et Ă©tait paru dans trois Ă©pisodes. Mais il est Ă©vident que je ne pourrais pas parler ici de toutes les innombrables apparitions qu’elle Ă  fait Ă  l’écran. Sa performance, ici, est comme d’habitude formidable.

Ici, on rentre dans le vif du sujet en moins de trois minutes. La couleur s’annonce trùs vite.

Toujours un plaisir de retrouver Lea Thompson, actrice, productrice et rĂ©alisatrice amĂ©ricaine principalement connue pour son rĂŽle de la mĂšre de Marty McFly dans la trilogie Retour vers le futur. En tout cas, c’est lĂ -bas qu’elle nous a le plus marquĂ© !

J’ai beaucoup apprĂ©ciĂ© Lela Rochon. En tout cas dans ce rĂŽle. Et je ne m’attendais pas du tout Ă  voir Ernie Hudson ici. Quel plaisir de retrouver notre quatriĂšme Ghostbuster, mĂȘme si c’est vraiment un petit rĂŽle !

Ce tĂ©lĂ©film est vraiment bon. Il fait partie des longs-mĂ©trages qui brisent le quatriĂšme mur. C’est-Ă -dire qu’un ou plusieurs acteurs regardent la camĂ©ra et entrent en contact avec le spectateur qui, thĂ©oriquement, peut voir les personnages, mais sans ĂȘtre vu. Le quatriĂšme mur est ainsi brisĂ© dans des films aussi divers qu’Eden Lake (2008), Calibre (2018), Funny Games (1997) et son remake Funny Games U.S. (2008), Deadpool (2016), Fight Club (1999), Ferris Bueller’s Day Off (1986), Psycho (1960 et son remake de 1998) et The Marx Brothers faisaient aussi cela !
Quand on a Ă©tĂ© abusĂ©, mais qu’on ne veut pas aller voir la police qui ne va pas forcĂ©ment nous croire, Ă  qui ont devra se justifier et donner maintes explications qui font revivre le cauchemar. Puis ce seront les journalistes qui exposeront le pire moment de notre vie au grand public.

Quand on se fait violer, on n’a qu’une envie et c’est de se laver pendant des heures
 alors que c’est ainsi qu’on dĂ©truit aussi les preuves. Un vrai calvaire


Un bon suspense, des dialogues corrects, un bon rythme. J’avoue qu’on se sent protĂ©gĂ© par les tĂ©lĂ©films, car on peut plus se concentrer sur l’histoire sans risque de devoir dĂ©tourner les yeux Ă  cause de balles dans la tĂȘte ou d’égorgement. Bon
 sauf si c’est tirĂ© de livres de Stephen King, bien sĂ»r ! Mais ceux-lĂ  ne passeront pas en plein aprĂšs-midi Ă  la lueur du soleil.

En tout cas, j’ai beaucoup aimĂ©. Il y a peut-ĂȘtre un ou deux moments de battements qui commencent Ă  devenir long, mais, dans l’ensemble, c’est un bon thriller avec une issue probablement un peu ridicule, mais je peux trĂšs bien pardonner cela. Cela n’en fera simplement pas un excellent film, ni un chef-d’Ɠuvre, mais ĂȘtre trĂšs bon, c’est dĂ©jĂ  pas mal du tout.

Le titre français est (comme trĂšs souvent) assez pathĂ©tique ! Le vrai titre «Balancing the Books» signifie “Équilibrer les comptes”. Et, forcĂ©ment, ça sonne plus juste !  

Rating: 4 out of 5.

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