Un date sans fin (2023)

Titre original : Jagged Mind

L’avertissement au dĂ©but dit : Violence conjugale pouvant heurter la sensibilitĂ© !
Je me suis dit que j’allais quand mĂȘme voir


Il m’a fallu juste trois minutes pour savoir que je n’allais pas aimer ce film. Et douze pour savoir que ça allait ĂȘtre trĂšs long. DĂšs que je suis rentrĂ© dans cette spirale infernale, j’avais hĂąte que ça se termine.

En effet, on rentre dans une sorte de boucle temporelle assez rapidement, chose dont je ne raffole dĂ©jĂ  pas ! Et j’ai espĂ©rĂ© que tout le film ne serait pas comme ça. J’attendais dĂ©sespĂ©rĂ©ment un retournement de situation pas trop ridicule.
Étonnamment, au bout de vingt minutes, le film devient rĂ©ellement intĂ©ressant. Alors
 est-ce que je m’étais trompĂ© ? Encore un faux prĂ©jugĂ© ? Non, parce que la partie n’était pas encore gagnĂ©e.

L’histoire est trĂšs tordue et c’est difficile de rester crochĂ© tout le temps. Un film rĂ©alisĂ© par une femme, Ă©crit par une autre femme et qui parle d’un monde de femmes. Je n’ai rien contre, mais on risque toujours de passer pour un machiste sexiste quand on critique ce genre d’Ɠuvre. On n’a plus le droit d’avoir un avis de nos jours ! Et pourtant, Jagged Mind est bel et bien une rature du cinĂ©ma.

Les deux actrices principales, Maisie Richardson-Sellers et Shannon Woodward, sont impeccables. Du moins au dĂ©but. Le film finit par lasser. La fin est ridicule et, de plus, elle cumule les incohĂ©rences, comme si le spectateur n’allait pas s’en rendre compte. Le spectateur naĂŻf va penser que c’est un coup de gĂ©nie et il va probablement se dĂ©nigrer en pensant qu’il n’est pas intelligent. Grosse et grossiĂšre erreur !

Je voulais voir The Quiet (2005) avec Shannon Woodward, justement. Mais je ne pense pas qu’elle brille beaucoup là-bas, car ce sont surtout Elisha Cuthbert & Camilla Belle qui tiennent la vedette là-bas, d’aprùs ce que j’ai compris.

Ah
 je viens de retrouver ma critique ! Apparemment
 si, j’ai dĂ©jĂ  vu ce film
 et je l’ai aussi dĂ©testĂ© ! Comme quoi ! Ce n’est pas demain que je vais commencer Ă  suivre la filmographie de Shannon Woodward, vu que c’était le seul autre de ses films qui m’intĂ©ressait. Dommage de faire d’aussi mauvais choix quand on a l’air d’avoir un certain charisme et talent !

Jagged Mind tombe Ă  l’eau. Il a une belle remontĂ©e en cours de route, mais retombe dĂ©finitivement Ă  plat. Ses bons moments s’annulent. On n’arrivera toujours pas Ă  Ă©galer un film comme J.F. partagerait appartement (1992), dont mĂȘme la suite improbable, ou plutĂŽt deuxiĂšme opus, Ă©tait bien !

Une prĂ©misse intĂ©ressante, mais dĂšs que l’histoire se dĂ©voile un peu, tout s’envole. Dans les derniĂšres vingts minutes, on est vraiment dans une sĂ©rie B ! Le plus Ă©trange, c’est de voir Kelley Kali insister sur le mystĂšre, alors que le scĂ©nario d’Allyson Morgan est prĂ©visible. Malheureusement, ce film (utilisant Alzheimer, la dĂ©mence et les black-out comme toile de fond) prend vite une tournure digne d’un tĂ©lĂ©film rĂ©pĂ©titif et ennuyeux. Elles ont essayĂ© de faire quelque chose de diffĂ©rent, mais c’est trĂšs mal maĂźtrisĂ©. Une bouillie de flash-back pendant moins d’une heure et demie pour un final sans imagination et, donc, sans surprise.

Ce n’est ni intĂ©ressant, ni bien menĂ© et c’est le moins que je puisse dire. C’est fait avec peu de moyen sans pourtant en donner l’apparence. Et avec une narration chaotique, en plus.

Ne perdez pas votre temps : vous avez vraiment mieux Ă  faire !

Rating: 1 out of 5.

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