Crocodile Swarm (2023)

Réalisé, écrit et produit par Tyler James. Le mec devait vraiment croire en son film !
C’est dommage, car je lui souhaite déjà de trouver un autre travail, de se reconvertir et de ne plus faire de mal au cinéma.

Toujours difficile de déceler si c’est un film correct, une série B, série Z, s’il va plaire aux amateurs de nanars ou pas ! Il me semble que pour apprécier un nanar, il faut au moins qu’il y ait de l’humour. Ici, ce n’est pas ce dont le film regorge.

Les effets spéciaux, je ne sais pas si c’est une tradition de toujours faire une première scène où on doute de la qualité. Il faut parfois voir plusieurs de ces scènes pour savoir à quoi on a affaire. Ce n’est pas toujours évident. Est-ce qu’on sera dans un Jaws (1975) ou plutôt dans tout ce qui est Sharknado, Lake Placid vs. Anaconda ? À noter cependant que mon film de croco préféré est probablement le tout premier Lake Placid, à savoir celui de 1999.

Les dialogues sont assez mauvais et le rythme est affreux. Ce qui fait que pour répondre à des répliques. Il faut d’abord faire face à des silences incompréhensibles avant d’avoir la suite de la conversation.

Je pense que vous l’aviez devinez, mais Crocodile Swarm est une sorte de The Descent et The Cave (tous les deux de 2005) raté, mais avec des crocodiles, cette fois ! Du coup, on repensera forcément à Black Water: Abyss (2020) aussi, mais en nettement moins bien. L’idée pouvait pourtant paraître intéressante ou hilarante suivant son degré de sensibilité. Mais ce film est bel et bien raté !

Étant bon public, plutôt gentil et de bonne humeur, je vais dire que le acteurs jouent bien pendant environ quarante minutes. Passé ce délai, il y a très peu de choses à sauver. C’est très pénible de voir des actrices mal jouer la comédie, mais en plus être dans des rôles de chouineuses.

Il y a un premier groupe de personnes qui se font attaquer. Puis un second groupe va tenter de sauver les survivants du premier. Coco Taylor, encore une actrice anglaise, qui est dans le deuxième groupe, est probablement la seule qui ait vraiment du charisme ici. Mais on ne la voit pas beaucoup, vu que c’est une des premières victimes.

Les affiches, jaquettes de ce genre de films ne tiennent jamais leurs promesses. On aimerait bien ressentir la frayeur qui est dessinée sur ces images et non pas soupirer d’ennui durant tout le visionnage.

Plein de moments ridicules : 1) une femme se fait mordre la jambe plusieurs fois, mais sa sœur lui dit quand même de courir le plus vite possible !

2) Un croco passe à côté de deux femmes allongées sur le sol, mais ne les voit pas. L’une d’elles dit fièrement qu’en fait, il ne faut pas les regarder dans les yeux, car ils prennent ça comme un regard de défi.

Je pense pas qu’un crocodile qui arrive par derrière ou voit quelqu’un dans l’eau va vérifier si sa victime le défie du regard !

3) J’arrive pas à croire qu’il y a le vieux gag de mettre un manche ou un bâton dans la gueule d’une créature afin qu’il ne puisse plus la fermer.

Voilà !
Même si j’ai perdu mon temps, ce genre de critique m’en fait gagner, vu que ça ne prend pas trop longtemps à écrire. Mais il y a aussi la satisfaction de me sacrifier (sans pour autant avoir besoin de me jeter au crocodiles), afin de préserver votre temps à vous, car, au cas où vous ne le sauriez toujours pas, il est très précieux !

Rating: 0.5 out of 5.

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