Quelle déception !
Je nâavais pas adorĂ© Prey (2022) non plus, mais il vient de remonter dans mon estime comparĂ© Ă celui-ci.
Pour rĂ©capituler : le premier de 1987 est un chef-dâeuvre indĂ©trĂŽnable. Le second de 1990 Ă©tait dĂ©jĂ une dĂ©sillusion par rapport au film de John McTiernan (connu aussi pour ses Die Hard, Die Hard 3, Last Action Hero). Predators (2010) Ă©tait une trĂšs belle surprise. Je lâaime Ă©normĂ©ment, aussi. The Predator (2018) est probablement le pire, un vĂ©ritable dĂ©senchantement.
Pour ce qui est de Predator: Killer of Killers (2025) qui est une animation ou film, animĂ©, il nâest pas terrible non plus. En fait, Dan Trachtenberg nâarrive apparemment pas Ă faire de film parfait et je ne comprends pas pourquoi il persiste avec cette franchise. Il fait d’excellents dĂ©buts, mais bĂącle ses deuxiĂšmes parties ou ses fins. 10 Cloverfield Lane (2016) ne fait pas exception.
En fait, je prends ses films comme de la trahison. Il crĂ©e une histoire vraiment intĂ©ressante et palpitante, mais il donne un bon couteau dans le dos pour finir, comme si le but Ă©tait de capter l’attention et, une fois que câĂ©tait fait, de simplement laisser tomber toute cohĂ©sion, cohĂ©rence ou peine dans le travail. J’ai sombrĂ© dans lâennui, alors que jâai adorĂ© les quarante premiĂšres minutes.
CâĂ©tait excellent de crĂ©er une nouvelle planĂšte hostile, bourrĂ©e de crĂ©atures Ă©tranges, fascinantes et/ou dangereuses. Je me suis mĂȘme demandĂ© sâil y aurait des humains dans ce film. La rĂ©ponse nâest pas trĂšs surprenante : il y a des androĂŻdes. Comme par hasard ! Comme sâil fallait absolument qu’Alien et Predator se rejoignent sur tous les plans ! Depuis leur premiĂšre rencontre dans Alien Vs Predator (2004), il a fallu faire des clins d’Ćil partout. Avant, les deux univers Ă©taient bien sĂ©parĂ©s. Ce film Ă©tait mauvais et pour ce qui est de sa suite⊠nâen parlons mĂȘme pas ! Si certains disent que les films de science-fiction sont lĂ pour donner des messages importants, faudrait encore voir lesquels !
Rien de vraiment original ici, si ce nâest de voir un Predator dans le rĂŽle principal faire son initiation et devant faire ses preuves en tant que grand chasseur. On ne sait pas trop si on est sur leur planĂšte ou sur une autre. Il y a un robot Ă forme humanoĂŻde qui rappelle clairement celui d’Alien 2 (1986) justement, de la mĂȘme couleur jaune, en plus, avec une femme Ă lâintĂ©rieur qui le manipule afin de combattre un autre monstre. On repensera aussi Ă tous ces Jurassic Park, Transformers, King Kong car câest toujours le mĂȘme genre de scĂšnes dâaction surexagĂ©rĂ©es et les mĂȘmes cris venant des crĂ©atures gĂ©antes. Dâailleurs le Predator principal ne se gĂȘne pas pour faire tout le temps sa mĂȘme tĂȘte du prĂȘt Ă rĂ©agir, Ă attaquer avant de pousser son cri de guerre.
Je ne sais mĂȘme si les fans dâaction et dâaventure vont vraiment aimer. Certains vont certainement adorĂ© et ne pas comprendre les autres⊠mais ils ne seront pas les plus nombreux.
Ce Badlands perd vite en intĂ©rĂȘt. Heureusement que je ne lâai pas vu au cinĂ©ma. Cela aurait Ă©tĂ© plus spectaculaire, certes, mais la dĂ©ception dâavoir payĂ© m’aurait achevĂ©.
Il y a quelques bonnes scĂšnes, il y a un humour correct, mais tout sombre dans la surenchĂšre. Je pourrais en rajouter, en parler pendant longtemps et dĂ©battre avec moi-mĂȘme. Mais je suis persuadĂ© que ça nâen vaut pas la peine.
Et puis, je nâai jamais Ă©tĂ© un grand fan d’Elle Fanning et je ne lâai jamais trouvĂ© aussi incroyable que sa sĆur Dakota⊠bien que cette derniĂšre commence vraiment Ă faire des choix de films douteux, ce qui gĂąche clairement son talent. Mais ici, je lâai beaucoup apprĂ©ciĂ©e. Dommage, car le fait que le film soit mauvais cache aussi son talent. Je lâavais Ă©galement apprĂ©ciĂ© dans The Roads Not Taken (2020), mais je ne lâai hĂ©las jamais vu dans un film que jâai adorĂ©. Non, je nâai vraiment pas aimĂ© The Neon Demon (2016), Somewhere (2010) ou Super 8 (2011). Mais je tĂąche de rester ouvert et de voir son Mary Shelley (2017) et son A Complete Unknown (2024) prochainement.
En tout cas, elle joue deux rĂŽles ici et elle fait trĂšs plaisir. Mais elle aurait pu ĂȘtre encore plus exploitĂ©e. Jâaurais voulu encore plus voir les mimiques de son visage plutĂŽt que de la voir en entier la plupart du temps.
Ăvidemment, ce film nâest pas Ă confondre avec Badlands (1973) avec Martin Sheen & Sissy Spacek.
Predator: Badlands est Ă Ă©viter pour les vrais fans de Predator. Si câĂ©tait un autre univers avec dâautres personnages, ça aurait pu passer. Peut-ĂȘtre !
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