Titre original : Jagged Mind
L’avertissement au dĂ©but dit : Violence conjugale pouvant heurter la sensibilitĂ© !
Je me suis dit que jâallais quand mĂȘme voirâŠ
Il mâa fallu juste trois minutes pour savoir que je nâallais pas aimer ce film. Et douze pour savoir que ça allait ĂȘtre trĂšs long. DĂšs que je suis rentrĂ© dans cette spirale infernale, jâavais hĂąte que ça se termine.
En effet, on rentre dans une sorte de boucle temporelle assez rapidement, chose dont je ne raffole dĂ©jĂ pas ! Et jâai espĂ©rĂ© que tout le film ne serait pas comme ça. Jâattendais dĂ©sespĂ©rĂ©ment un retournement de situation pas trop ridicule.
Ătonnamment, au bout de vingt minutes, le film devient rĂ©ellement intĂ©ressant. Alors⊠est-ce que je mâĂ©tais trompĂ© ? Encore un faux prĂ©jugĂ© ? Non, parce que la partie nâĂ©tait pas encore gagnĂ©e.
Lâhistoire est trĂšs tordue et câest difficile de rester crochĂ© tout le temps. Un film rĂ©alisĂ© par une femme, Ă©crit par une autre femme et qui parle dâun monde de femmes. Je nâai rien contre, mais on risque toujours de passer pour un machiste sexiste quand on critique ce genre dâĆuvre. On nâa plus le droit dâavoir un avis de nos jours ! Et pourtant, Jagged Mind est bel et bien une rature du cinĂ©ma.
Les deux actrices principales, Maisie Richardson-Sellers et Shannon Woodward, sont impeccables. Du moins au dĂ©but. Le film finit par lasser. La fin est ridicule et, de plus, elle cumule les incohĂ©rences, comme si le spectateur nâallait pas sâen rendre compte. Le spectateur naĂŻf va penser que câest un coup de gĂ©nie et il va probablement se dĂ©nigrer en pensant quâil nâest pas intelligent. Grosse et grossiĂšre erreur !
Je voulais voir The Quiet (2005) avec Shannon Woodward, justement. Mais je ne pense pas quâelle brille beaucoup lĂ -bas, car ce sont surtout Elisha Cuthbert & Camilla Belle qui tiennent la vedette lĂ -bas, dâaprĂšs ce que jâai compris.
Ah⊠je viens de retrouver ma critique ! Apparemment⊠si, jâai dĂ©jĂ vu ce film⊠et je lâai aussi dĂ©testĂ© ! Comme quoi ! Ce nâest pas demain que je vais commencer Ă suivre la filmographie de Shannon Woodward, vu que câĂ©tait le seul autre de ses films qui mâintĂ©ressait. Dommage de faire dâaussi mauvais choix quand on a lâair dâavoir un certain charisme et talent !
Jagged Mind tombe Ă lâeau. Il a une belle remontĂ©e en cours de route, mais retombe dĂ©finitivement Ă plat. Ses bons moments sâannulent. On nâarrivera toujours pas Ă Ă©galer un film comme J.F. partagerait appartement (1992), dont mĂȘme la suite improbable, ou plutĂŽt deuxiĂšme opus, Ă©tait bien !
Une prĂ©misse intĂ©ressante, mais dĂšs que l’histoire se dĂ©voile un peu, tout s’envole. Dans les derniĂšres vingts minutes, on est vraiment dans une sĂ©rie B ! Le plus Ă©trange, c’est de voir Kelley Kali insister sur le mystĂšre, alors que le scĂ©nario d’Allyson Morgan est prĂ©visible. Malheureusement, ce film (utilisant Alzheimer, la dĂ©mence et les black-out comme toile de fond) prend vite une tournure digne d’un tĂ©lĂ©film rĂ©pĂ©titif et ennuyeux. Elles ont essayĂ© de faire quelque chose de diffĂ©rent, mais c’est trĂšs mal maĂźtrisĂ©. Une bouillie de flash-back pendant moins dâune heure et demie pour un final sans imagination et, donc, sans surprise.
Ce n’est ni intĂ©ressant, ni bien menĂ© et c’est le moins que je puisse dire. C’est fait avec peu de moyen sans pourtant en donner l’apparence. Et avec une narration chaotique, en plus.
Ne perdez pas votre temps : vous avez vraiment mieux Ă faire !
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