Generation X – Generation X (1978)

Le punk à son meilleur !

Generation X (plus tard connu sous le nom de Gen X) était un groupe de Punk Rock anglais, formé à Londres en 1976.

Allez… je vais être totalement honnête et tenter d’être le plus spontané possible !

Ce premier album du groupe était Sold Out (rupture de stock) pendant des années. Et il m’a fallu attendre 2025 – 2026 pour enfin l’obtenir. Et je l’ai déjà écouté en boucle (dans ma voiture, sur ma chaîne stéréo dans mon salon, sur mon ordi en ce moment pendant que j’écris). J’en suis totalement dingue ! Je trouve ça tellement grisant de tomber amoureux d’un album et de devenir obsédé par de la musique qui avait été créé il y a plus de quarante-cinq ans ! Oui, ce disque éponyme va bientôt fêter ses cinquante ans.

Il avait été enregistré entre novembre et décembre 1977, mais il est sorti le 17 mars 1978… environ trois mois avant ma naissance !!!

Cet album avait déjà été remasterisé et réédité en 2002 avec la liste originale des titres britanniques, complétée par six titres bonus issus de singles. À la base, il dure 36:51, mais j’ai acheté la version 2019 Reissue, Book Edition, 2 CD (ou 3 LP) ! Donc il dure nettement plus longtemps (même s’il est toujours trop court pour moi !), car il y quasiment les mêmes chansons sur le second CD, mais il y a du Alternative Version, du Single Version, du Phil Wainman Version) et du Winstanley Mix.

Alan Winstanley est justement l’ingénieur. Il a travaillé avec de grands groupes comme Madness, The Stranglers, Dexys Midnight Runners, Morrissey, The Teardrop Explodes, Elvis Costello and the Attractions, Bush et même Dogs Die in Hot Cars.

William Broad (alias Billy Idol) était un guitariste de 21 ans qui cherchait un groupe. Idol est évidemment le chanteur principal de Generation X (ce qui ne l’empêche pas de prendre régulièrement sa guitare). C’est ce projet qui a propulsé sa carrière musicale ! D’ailleurs, trop de personnes ne savent pas que le fabuleux Dancing With Myself (qui n’est pas sur cet album) est de son groupe et non pas de son projet solo, à la base. Je pense que Billy a toujours eu une mini nostalgie de cette époque. Et je pense qu’il l’a de plus en plus. D’ailleurs, il avait créé Generation Sex, dans ces années 2020, avec deux membres des Sex Pistols et deux membres de ce groupe-ci.

Le redoutable Tony James est le bassiste ! L’homme qui avait créé Sigue Sigue Sputnik, et qui avait eu l’occasion de jouer avec Sisters of Mercy, a aussi fait partie du délire Generation Sex. Je me suis longtemps demandé à quel point il avait du talent ou s’il était juste très créatif. En écoutant cet album, je n’ai plus aucun doute : il fait parfaitement son travail de bassiste Punk Rock ! J’ai même honte d’en avoir douté ! En effet, Tony James a écrit quasiment la totalité des paroles, tandis que Billy a composé une bonne partie de la musique.

Si jamais, Sigue Sigue Sputnik peut sans autre être considéré comme l’un ou comme LE premier groupe Électro Punk !

Derwood Andrews aka Bob “Derwood” Andrews est, par contre, un guitariste dont je n’ai jamais douté. Je me suis même toujours dit qu’il devait même influencer le guitariste le plus fidèle de Billy Idol, à savoir Steve Stevens (qui avait d’ailleurs joué avec Michael Jackson sur son excellent Dirty Diana, titre préféré de Lady Diana et elle avait heureusement eu l’occasion de le dire à MJ !)

Mark Laff vient compléter ce groupe en tant que moteur très efficace à la batterie ! À noter que tous les membres du groupe font des chœurs. Ces backing vocals sont peu nombreux, mais toujours convaincants.

En dehors de Mark, il y a en tout cas deux autres batteurs qui sont passés dans le groupe, comme John Towe (avant Mark) ou Terry Chimes (après Mark). Quant à James Stevenson, il était venu faire un peu de guitare entre 1980 et 81.

Generation X a surtout existé de 1976 à 1981. Il y avait eu une réunion des quatre membres principaux en 1993 (20 septembre exactement) pour une représentation unique à l’Astoria Theatre dans le West End de Londres.

Voici un extrait de Wikipédia qui me touche :

“Le groupe avait déjà travaillé avec le producteur Phil Wainman sur des singles précédents, mais n’était pas satisfait du résultat, critiquant sa production comme trop «pop» et soignée, et cherchant un son enregistré pour l’album qui ressemble aux performances live du groupe. Le chanteur Billy Idol a suggéré Rushent pour le rôle car il avait été impressionné par son travail récent avec les Stranglers. Le guitariste Derwood Andrews se souvenait plus tard : «Martin Rushent racontait de superbes blagues, mais son ingénieur, Alan Winstanley, était plus responsable du son de l’album”.

La version originale américaine de l’album comportait une liste de titres variants, omettant trois chansons et ajoutant trois titres des singles du groupe, avec l’ajout d’une reprise de «Gimme Some Truth» qui est une chanson de John Lennon.

Concernant Generation Sex, le 30 octobre 2018, Billy Idol et Tony James, accompagnés des anciens des Sex Pistols, Steve Jones (guitare) et Paul Cook (batterie), ont donné un concert en entrée gratuite au Roxy à Hollywood, Los Angeles, Californie, jouant un set combiné des morceaux des deux anciens groupes. Les billets d’entrée étaient attribués aux candidats par tirage au sort !

Bon… difficile pour moi de vous dire à quel point j’adore ce premier album ! Il y a plein de morceaux que je connaissais, vu que j’ai déjà une compilation «Generation X – Perfect Hits» qui est excellente, ainsi que le «K.M.D. – Sweet Revenge». Mais qu’est-ce que ce dernier album ???

Pour la petite histoire, Generation X a connu des frictions. Oui, c’est ça qui a mis fin au groupe, sinon ils auraient duré encore bien plus longtemps ! Andrews avait quitté le groupe juste avant Noël et Billy avait également invité Mark Laff à quitter le groupe quelques semaines plus tard. Ceci a eu lieu après un désaccord avec Idol et James concernant ses crédits d’écriture. En effet, Laff s’opposant au fait que les morceaux de batterie qu’il créait n’étaient pas pris en compte dans ses accords juridiques et financiers concernant les droits. Idol estimait quant à son style de jeu, fortement influencé par celui de Keith Moon (The Who), qui ne convenait pas au nouveau son qu’Idol souhaitait poursuivre avec le groupe.

Revenons à l’album sorti rétrospectivement 20 ans plus tard sous le titre K.M.D. – Sweet Revenge. En fait, il a un lien direct avec des sessions de production inachevées aux Olympic Studios à Barnes et ce qui devait être le troisième disque. Du coup, c’est le quatrième et dernier album studio du groupe anglais de Punk Rock, bien qu’il s’agisse chronologiquement de leur troisième album enregistré. Sorti en 2004, deux prises inédites enregistrées lors des sessions de Generation X aux TW Studios, «Your Generation» et «Rock On», ont été publiées commercialement rétrospectivement dessus.

Pour terminer :

Ce premier album est extraordinaire à mes oreilles. Pourtant, Billy Idol faisait partie du Bromley Contingent, qui était un groupe de partisans des Sex Pistols, aux côtés de personnes comme Siouxsie Sioux, Steven Severin (tous les deux de Siouxsie et les Banshees) ou encore Soo Catwoman alias Susan Lucas (24 octobre 1954 – 30 septembre 2025), qui était une actrice et mannequin britannique membre de la sous-culture punk londonienne naissante. Son visage était connu dans le milieu.

Bromley Contingent est un nom qui est apparu après que les Sex Pistols aient donné un concert à Paris, le 3 Septembre 1976. Ce qui me surprend, c’est le fait d’être fan de Sex Pistols, mais de réussir à faire mieux ! Car Generation X et les Banshees étaient de bien meilleurs groupes. Ceci dit, c’est noble d’être aussi modeste !!!

Quel plaisir de réentendre des morceaux comme “One Hundred Punks”, “Ready Steady Go”, “Day by Day”, “Your Generation”, “Wild Youth” ou encore “Kiss Me Deadly” qui a été utilisée dans la bande originale du film SLC Punk (1998). Quant à “Youth Youth Youth”, je suis toujours halluciné par ce solo de guitare qui dure plus de trois minutes et qui me propulse au septième ciel à chaque fois. Le morceau termine les deux CD de cet édition. C’est sur que Generation X sait faire de vrai morceaux Punk courts et puissants, mais “Youth Youth Youth” valait la peine de durer ses six minutes !

Quel extase pour moi que de découvrir ces autres morceaux comme “From the Heart” “Kleenex” “Promises Promises”, “No No No”, “Trying For Kicks”, “This Heart” ou “The Invisible Man”.

Je vais mettre la note maximale, même si les bémols seraient que certains morceaux sont placés trop proches, c’est-à-dire que leurs originaux sont trop rapprochés de leurs versions alternatives ou de leurs remix. Et j’avoue que le “Wild Dub”, qui est une version dub de “Wild Youth”, me sort par les yeux et les oreilles ! En plus, avec ces dernières notes qui deviennent de plus en plus fortes à la fin, c’est le coup de grâce. Mais, heureusement, il suffit de la sauter pour achever le calvaire ! Je suis sauvé par “Rock On Dub” qui, lui, est excellent, par contre, et qui est une chanson et non pas un remix.

Encore quelque détails inutiles, sauf pour les plus grands fans de musique :

“Kleenex” n’a rien à voir avec l’excellent groupe suisse de post-punk. C’est une chanson qui a une partie tellement agréable qu’on a envie qu’elle dure, alors qu’elle est trop courte. Un peu comme le pont de “Flesh for Fantasy” de Billy Idol, justement !

“Promises Promises” n’a rien à voir avec la chanson de Madness qui se trouve sur l’album «7», aussi produit par Alan Winstanley. Et “The Invisible Man” n’a rien à voir avec la chanson de Suggs, ni avec celle de Queen.

Au passage, toutes ces chansons sont excellentes !
Alors bonne écoute !!!

Rating: 5 out of 5.

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