Ultimo Resorte – La Larga Sombra Del Punk (LP)
Ce qui signifie : Dernier recours – La longue ombre du punk !
Une fois de plus, je vais être très clair : personnellement, je n’aime pas le Punk Hardcore !!!
Mais je ne doute pas de l’importance de ce groupe, car Ultimo Resorte était le pont entre la toute première génération punk espagnole et la première vague hardcore espagnole. Au cours de leurs cinq années d’existence (1979-1984), ils n’ont réussi à enregistrer qu’une démo et deux disques introuvables. En d’autre termes, un EP éponyme de 7 titres et “Una Causa Sin Fondo”, un 12 titres de 5 titres. ‘La Larga Sombra Del Punk’ compile ces deux disques ainsi qu’un livret de 16 pages en espagnol avec une longue interview du groupe et des tonnes de photos et de coupures de fanzines. Musicalement, ils se situent entre les parties les plus agressives de Vice Squad, Discharge, Electric Deads ou même Siouxsie and the Banshees. La voix de Silvia Resorte est devenue leur marque de fabrique, toujours soutenue par un groupe qui essayait de comprendre ce qu’était le hardcore et par un synthétiseur qui créait une atmosphère froide sur la plupart de leurs chansons.
Ce groupe fondateur est originaire de Barcelone et cela se ressent dans le sentiment de désespoir qui se dégage de leurs chansons. Les paroles sont empreintes d’une angoisse adolescente que seuls les groupes du début des années 80 parvenaient à écrire. Avec Rip, Kangrena, Anti-Dogmatikss, Vulpess, Desechables ou Larsen, ce groupe a contribué à placer l’Espagne sur la carte internationale du punk à l’époque.
160 exemplaires du pressage initial ont été publiés en vinyle rouge avec une bande OBI.
Je n’ai pas beaucoup écouté ces titres. Cela m’a vite gavé et malgré le respect que j’ai pour les artistes et la création, je n’ai jamais acheté ce LP. Je les avais téléchargé, écouté deux ou trois fois, puis jeté à la poubelle. C’est trop agressif, trop dissonant, trop criard, trop rapide… et j’en passe ! En fait, tout ce que j’aime dans le punk a été décuplé, exagéré et c’est là que je perds le plaisir.
Par contre, j’ai adoré l’album qui est sorti dix ans après le séparation du groupe, car il comporte les anciens titres, donc l’ancienne époque où Ultimo Resorte était un groupe punk comme je les aime.
Ultimo Resorte – Post mortem (1994)
On sent une influence des Ramones dans la première chanson.
Plus rien n’était publié depuis 1983… et cet album est sorti à titre posthume, dix ans après la dissolution du groupe qui a eu lieu en 1984.
J’apprécie nettement plus ces début de groupe quand il était vraiment Punk et non pas Punk Hardcore.
Merci Wikipédia pour ce qui suit : «Sur la couverture se trouve une photographie de la chanteuse d’Último Resorte prise lors d’un des concerts donnés par le groupe au Pays basque en 1983, à une époque où elle était laissée avec un coffre à découvert sous la chemise en maille de bondage. Sur la couverture arrière, en dehors des titres des chansons, il y a une photographie du public du festival Oñate d’avril de la même année.
L’album était accompagné d’un livret qui contenait les paroles des chansons, de nombreuses photos du groupe de différentes époques et formations, des coupures de presse avec des critiques d’albums et de concerts, des flyers et des affiches de concert et une biographie du groupe réalisée par la chanteuse Silvia Escario.
Le LP représente le seul document publié qui permet de connaître le son du groupe dans ses premières années (1979-1981), avec un style punk beaucoup plus pop que celui qu’ils ont ensuite montré dans leurs publications de 1982 et 1983, affectées par les évolutions du son punk au Royaume-Uni ou aux États-Unis. Ici, vous pouvez entendre un punk avec des racines dans le son de 1977 de groupes comme The Rezillos, The Vibrators, B-52’s ou les French Dogs. Il suffit de souligner que le guitariste, Choli, joue sans utiliser de pédale de distorsion, ce qui ne l’empêche pas d’extraire des sons agressifs et nerveux de l’instrument.» Excellent guitariste, d’ailleurs !
Il y a aussi un peu de Ska et du Oï Oï Oï ! Et les chœurs sont toujours les bienvenus.
Autant je n’ai pas trop écouté La Larga Sombra Del Punk et je l’ai même jeté, autant j’aime les morceaux qui composent cet album-ci. Mais j’ai un total respect pour ce groupe qui a apporté le Punk Hardcore en Espagne.
En France, nous avions les fabuleux Stinky Toys à l’époque.
Après, ce n’est pas un de mes groupes préférés du genre non plus grâce à cet album. Les britanniques et les américains ont largement pris les devants, créé l’essentiel et influencé les suivants. Killer Barbies est un de mes groupes préférés espagnol dans le monde Alternatif… surtout quand elle chante dans sa langue maternelle.
Discover more from BiboZ-ification Nation
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
