Titre original : Taget / Target
Il est Ă©galement connu sous le titre original “Don’t Buy the Seller“
Thriller sud-corĂ©en, rĂ©alisĂ© par Park Hee-Kon, qui s’inspire de faits rĂ©els liĂ©s aux marchĂ©s noirs en ligne, notamment ceux du Darknet, oĂč se vendent des produits illĂ©gaux comme des drogues, des armes ou des donnĂ©es volĂ©es.
Le terme “Dark Market” fait rĂ©fĂ©rence aux places de marchĂ© sur le Darknet qui sont des plateformes en ligne souvent utilisĂ©es pour la vente illĂ©gale de biens comme des drogues, des malwares. Ces marchĂ©s fonctionnent via des rĂ©seaux anonymes, notamment Tor, pour garantir la confidentialitĂ© des utilisateurs et des transactions.
Plusieurs documentaires, reportages et livres ont dĂ©jĂ explorĂ© ce sujet, mettant en lumiĂšre les mĂ©canismes complexes de ces plateformes, les luttes des forces de l’ordre internationales, et les impacts sociaux et Ă©conomiques.
Ce film a une bonne rĂ©alisation. En ce qui concerne les acteurs, je pense quâils sont bons, mais il mâest assez difficile de juger. Quand je vois des asiatiques, jâai toujours lâimpression quâils surjouent. On dirait vraiment que les personnages de mangas qui crient, qui sautent partout en sâarrachant les cheveux, qui crisent facilement sont tirĂ©s de la rĂ©alitĂ©. Sans oublier leur façon de secouer une personne inconsciente, alors qu’on apprend (en tout cas en Europe) quâil ne faut pas trop les bouger, mais plutĂŽt les mettre en position de sĂ©curitĂ©. Câest vraiment une autre culture qui mâamuse et que jâai de la peine Ă prendre au sĂ©rieux. Ce qui est complĂštement contradictoire quand on sait Ă quel point ils sont disciplinĂ©s et efficaces. Leurs paresseux doivent encore ĂȘtre encore plus mal vus que chez nous.
Câest surprenant de voir un personnage dire Ă tout bout-de-champ quâil est flic, mais ne montre jamais sa carte !
On voit la descente aux enfers de la personnage principale, une femme dĂ©jĂ un peu au bout du rouleau au dĂ©but du film, vivant beaucoup de stresse Ă superviser le travail des autres et Ă se faire engueuler par son patron pour ses petites erreurs. Et câest Ă©videmment Ă ce moment-lĂ que sa machine Ă laver lĂąche. Elle en achĂšte une autre dâoccasion en ligne⊠et il ne fonctionne pas non plus. La tension monte, elle tente de retrouver celui qui lâa arnaqué⊠mais elle tombe sur un vĂ©ritable psychopathe pervers, malin et intelligent qui ne laisse rien au hasard.
Dur de nos jours de savoir si on va se faire avoir ou pas. Il peut y avoir de plus en plus de menteurs manipulateurs, mĂȘme sur les sites dâannonces les plus anodins. Donc on ne parle mĂȘme pas des sites les plus connus ! Personne nâest Ă lâabri dâacheter un objet qui ne fonctionnera que deux jours ou qui ne fonctionne dĂ©jĂ plus. Et aprĂšs, on nâa aucune garantie. Souvent la personne qui nous aura arnaquĂ©, mĂȘme involontairement, aura dĂ©jĂ effacĂ© son annonce et sera difficile Ă retrouver. Et quand bien mĂȘme si on remet la main dessus, ce ne sera pas forcĂ©ment de sa faute.
Il mâest arrivĂ© dâacheter un punching-ball qui nâa servi que deux ou trois fois, ainsi quâune imprimante qui nâa fonctionnĂ© quâune semaine. Dans le premier cas, le mec mâa juste dit «Ah ? Bah⊠dĂ©solĂ© !» Mais dans le second cas, le monsieur mâa remboursĂ©. Incroyable ! Il y a quand mĂȘme des gens honnĂȘtes dans le tas.
Ce film est un bon divertissement, mais il est un peu trop exagĂ©rĂ©. Dans la derniĂšre demi-heure, nous avons droit Ă une course-poursuite en bagnole qui est des plus irrĂ©alistes. Et vers la fin, on a droit Ă notre lot de brutalitĂ© qui rappelle que ce nâest vraiment pas un film tout public.
Jâai un peu repensĂ© Ă The Craigslist Killer (2011) qui est un de mes tĂ©lĂ©films prĂ©fĂ©rĂ©s.
Pas un long-mĂ©trage nĂ©cessaire, mĂȘme sâil a un petit cĂŽtĂ© original. AprĂšs, il y a des scĂšnes qu’on commence Ă connaĂźtre comme la personne qui sâendort, puis se rĂ©veille, ensuite se fait attaquer et finit par rĂ©ellement se rĂ©veiller, car elle Ă©tait toujours dans un cauchemar.
Dark Market est à voir une fois pour les fans de film coréen ou pour ceux qui aiment les thrillers en tout genre. Les autres, vous pouvez, sans autre, passer votre chemin !
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