The Gates (2026)

Ne pas confondre avec le film de 2023 réalisé par Stephen Hall.

Je vais le dire : j’en ai ras-le-bol de ces films qui montrent une scène de fin au tout début, puis qui remontent directement dans le temps !

D’accord ! On voit une situation dramatique dont on ne comprend rien. Du coup, on remonte de plusieurs semaines ou de quelques mois et on nous donne l’explication à travers… le film ! Pourquoi ne pas l’avoir commencé directement ? Souvent, il y a une intro, une bonne demi-heure, voire une heure avant la scène qu’on connaît déjà… et sa suite !

Franchement, je trouve ça tellement inutile !
Je crois que je ne connais pas un seul chef-d’œuvre qui commence comme ça ! Pourquoi ne pas commencer un film normalement ? Une bonne intro, des scènes prenantes dès le début et une incroyable conclusion qui sauve le film s’il est mauvais ou le rend carrément excellent s’il est déjà bon. Mais commencer par la fin avant de revenir au début… quelle perte de temps ! C’est de l’art, vous dites ? Est-ce que tous les meilleurs films du passé avaient besoin de ça ? Non, parce qu’ils avaient de l’imagination, de bons dialogues, des bonnes idées. Ils n’essayaient pas de combler les vides et d’en mettre plein la vue, car ils n’avaient pas besoin de ça !

Bien ! On peut passer au film maintenant. Sachez juste que ma critique risque d’avoir des spoilers, car il est, encore une fois, très difficile de parler d’un tel film sans rien dévoiler.

Une histoire assez troublante. Des scènes pas toujours très originales, mais c’est aussi parce que je regarde trop de films. On commence à connaître les codes au bout d’un moment. Intriguant, les dialogues sont corrects, les acteurs aussi. Un meurtre, des gens très louches. Une ville peu accueillante, une situation dérangeante. Le Texas dans toute sa splendeur ?

On y voit aussi de l’humour. La scène du studio d’enregistrement est hilarante et inattendue. Les scènes musicales sont presque toujours sympa dans les films non musicaux. Nous assisterons aussi à de la violence anti-machiste. Après tout, ça ne se fait plus de dire «Ta gueule !» à une femme sans que personne ne réagisse et c’est tant mieux.

On ne sait pas à qui on va avoir affaire dans ce film. Des francs-maçons ? Des Illuminati ? Une secte ? Des satanistes ? C’est complètement fou, mais je repense régulièrement à l’affreux Timber Falls (2007) qui est un film ultra violent… et qui fait passer les chrétiens pour de vrais fous très dangereux. Nous assisterons à la même folie meurtrière ici, mais sans les scènes de tortures.
Malgré que le film que le film ait ses défauts, qu’il est loin d’être parfait, qu’il n’a pas trop de surprises par rapport à ce que j’en attendais… je le considère quand même comme très bien. Est-ce parce que j’ai vu trop de mauvais films ces derniers temps que je suis indulgent avec celui-ci ? Probablement ! Honnêtement, ça fait plaisir de voir un vrai thriller et pas quelque chose d’horrifique qui tourne au gore, à la torture, à la science-fiction ou à un long-métrage bourré de sexe inutile.

Je ne suis pas convaincu du titre du film. Même si ces portails ont clairement leur importance, elles ne sont pas primordiales au point de donner leurs noms au film. Mais c’est assez bien vu d’entendre leur son de fermeture juste à la fin du générique et des crédits.

Le trio principal est formé de Mason Gooding (qui n’est autre que le fils de Cuba Gooding Jr. que j’avais adoré dans Instinct (1999)), Algee Smith (qui est aussi chanteur et qui a obtenu plein de petits rôles dans pas mal de séries) et Keith Powers qui est connu pour des films, mini-série et films Netflix.

Brad Leland a un rôle plutôt sympathique ici, mais on ne le voit pas tant que ça.

Il y a un personnage féminin joué par Charlotte Byrde qui aurait mérité d’être plus creusé, plus important, voire plus ambiguë. Charlotte est connue pour la série policière Ozark (2017-2022) diffusée sur Netflix.

Mais pour couronner le tout, quel n’est pas ma surprise de savoir James Van Der Beek de la série Dawson’s Creek (aka Dawson) qui a duré de 1998 à 2003. j’avoue que je ne m’en suis rendu compte qu’après le film. Pendant toute la durée du visionnage, je me disais que cette tête m’était familière et que cet acteur a quand même un bon charisme. Je ne m’attendais tellement pas à voir James que je ne me suis pas du tout rendu compte que c’était lui. Une sacré surprise pour ceux qui le croyaient disparu ! Il revient en force dans un rôle à contre-emploi.

En tout cas, j’ai été pris, il y a des réactions des protagonistes qui m’ont énervé, des personnes horribles que j’ai moi-même eu envie de liquider. J’ai passé un bon moment de divertissement. Je n’ai pas trouvé de longueurs, la réalisation est très soignée avec un scénario relativement réfléchi… même si l’histoire n’est que surenchère et révisions de thrillers déjà vu.

Rating: 4 out of 5.


Discover more from BiboZ-ification Nation

Subscribe to get the latest posts sent to your email.