The Absence of Eden (2024)

Bof !

Drame américain/britannique réalisé en 2023 et sorti en 2024.
Un long-mĂ©trage qui prend son temps pour installer son intrigue, mais qui s’arrĂȘte brutalement en pleine action d’oĂč une bien grande frustration !

Alors, je fais partie de ceux qui n’ont jamais adorĂ© Zoe Saldaña
 et pourtant, je n’ai rien Ă  lui reprocher. Je ne peux pas dire que c’est une mauvaise actrice, de loin pas, mais il ne m’est jamais arrivĂ© de me dire que je devrais voir tous ses films. En gĂ©nĂ©ral, mes acteurs et actrices prĂ©fĂ©rĂ©s font aussi de bons choix de films. C’est un tout !

Bon, je tiens quand mĂȘme Ă  prĂ©ciser que Saldaña est actrice, rĂ©alisatrice et productrice amĂ©ricaine, nĂ©e le 19 juin 1978, c’est Ă  dire
 un jour avant moi !!! Et tout comme moi, elle est ouverte Ă  parler de son TDAH. Respect !

Vous pouvez passer Ă  cĂŽtĂ© de ce film sans aucun souci. MĂȘme l’affiche apparaĂźt comme antidatĂ©e. C’est justement Zoe qui va ramener quelques curieux. Le film, qui parle d’immigration, tombe Ă  plat Ă  travers trois histoires qui s’entrelacent au grand dam d’un public qui voit trĂšs rapidement que le film n’a aucune ambition. On retombe dans des histoires assez prĂ©visibles de personnages Ă©tant au pied du mur pour leurs survies. Et derriĂšre, visuellement, c’est trĂšs pauvre tout comme l’Ă©criture des personnages.

Alors, la seule chose qui m’impressionne, c’est qu’on parle de ces agents ICE avant l’heure
 avant que tous les drames se passent aux USA en 2025 – 2026. Mais peut-ĂȘtre que je suis naĂŻf et que ça a toujours eu lieu. Oui, il y a de fortes chances. Je ne pense pas qu’il faille ĂȘtre trĂšs humain et trĂšs futĂ© pour bosser pour eux, de toutes maniĂšres !

Une clandestine tente d’échapper Ă  sa vie difficile. En parallĂšle, un nouvel agent de l’immigration s’éprend d’une mexicaine en situation irrĂ©guliĂšre.
Le scénario alterne entre les trois interprÚtes principaux, chacun ayant un parcours chaotique.

Le rĂ©alisateur, Marco Perego, semble vouloir dĂ©noncer les violences envers les sans papiers et l’exploitation de leurs misĂšres. Malheureusement, il force sur le cĂŽtĂ© larmoyant et caricature les personnages (les mĂ©chants passeurs, les policiers abusant de leurs pouvoirs et les femmes fragiles exploitĂ©es). Dommage de forcer autant ces traits. Ceci Ă©tant, les protagonistes sont convaincants permettant gentiment au film de se dĂ©rouler.

Donc, oui : ce long-mĂ©trage se concentre sur trois personnages principaux, trois hĂ©ros qui s’avĂšrent vertueux, bons tout du moins qui accentuent ainsi les vices et les tares des autres personnages. Deux femmes migrantes qui tentent de survivre et un flic honnĂȘte qui tente de faire son job du mieux possible. Face Ă  eux, il y a les violences policiĂšres systĂ©miques (Ă©videmment !), et des hommes dĂ©gueulasses, agressifs, permissifs, violeurs, prĂȘts Ă  tout pour du fric ou du sexe (forcĂ©ment !).

Aucune nuance dans l’Ă©criture des personnages donc, dans un rĂ©cit classique dont la seule petite interrogation se pose sur le flic et sur la dĂ©cision finale qu’il devra obligatoirement prendre. Sinon, rien de vraiment surprenant. La mise en scĂšne est acadĂ©mique, scolaire, sans envie, ni punch. Le ton est monotone et je n’ai jamais ressenti le grand danger ou la tension et ce malgrĂ© les Ă©vĂ©nements dramatiques qui sĂšment le scĂ©nario. Le film qui a formellement tout du tĂ©lĂ©film. Marco Perego peut remercier son Ă©pouse. Oui, parce que c’est justement Zoe Saldaña !!!

Garrett Hedlund joue trùs bien l’agent qui a une conscience, tout comme Chris Coy qui est celui qui n’en a pas !

Il y a mĂȘme un petit rĂŽle pour Tom Waits qui est avant tout un auteur-compositeur, musicien, chanteur, mais aussi un rĂ©alisateur musical et acteur amĂ©ricain.

On voit aussi la chouette Sarah Minnich dans une scĂšne. Je l’avais apprĂ©ciĂ© dans Intrusion (2021) avec Freida Pinto.

Mais une qui sort du lot et qui est vraiment excellente, c’est la portoricaine amĂ©ricaine Adria Arjona. J’aurais bien voulu la voir encore plus dans ce film. Elle Ă©tait apparue furtivement dans les sĂ©ries Unforgettable (que j’aime beaucoup) et Person of Interest (que je ne pense pas avoir vu du tout). Elle a incarnĂ©, en 2015, un personnage plus consistant dans la deuxiĂšme saison de True Detective, celui d’Emily, la petite amie d’un flic torturĂ©. Comme quoi ! C’est quasiment le mĂȘme rĂŽle qu’elle a ici, sans dĂ©conner !

J’avais eu la chance de la voir aussi dans le trĂšs bon Blink Twice (2024), le trĂšs moyen Pacific Rim Uprising (2018) – oui, la suite de Pacific Rim (2013) – et dans l’assez lamentable Morbius (2022), spin-off ratĂ© de Spider-Man avec pourtant d’excellents acteurs, de chouettes personnages.

Adria Arjona a bien roulĂ© sa bosse. Elle a Ă©galement jouĂ© dans Father of the Bride (2022), qui est une remake de remake ! À la base, le roman avait Ă©tĂ© Ă©crit par Edward Streeter en 1949. Il y a eu un film en 1950 avec Spencer Tracy, un autre en 1991 avec Steve Martin.

Et sinon, Arjona est aussi dans plein de films que je n’ai pas vu comme : Hit Man (2023), Life of the Party (2018), Triple Frontier (2019), 6 Underground (2019), etc. Je parle beaucoup d’elle, parce que je n’ai plus grand-chose Ă  dire sur le film !

Pour terminer :

Ce Absence of Eden est une dĂ©ception qui partait pourtant d’une bonne idĂ©e. Trop lent et c’est marrant, parce que j’avais peur que ça se transforme en film d’action vers la fin. Pourtant, aprĂšs rĂ©flexion, ça ne m’aurait pas dĂ©rangĂ© !

Il n’y a pas de scĂšne de violence insupportable, il y a un peu de sexe, les dialogues sont corrects
 mais le film semble durer une Ă©ternitĂ©, malgrĂ© sa petite durĂ©e. Un drame assez quelconque.

Rating: 2 out of 5.

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