Une Ă©tudiante en mĂ©decine complexĂ©e par son corps se met Ă consommer un comprimĂ© inconnu, une sorte dâĂ©trange gĂ©lule, pour perdre du poids. Cette dĂ©cision provoque l’apparition d’un effet secondaire inattendu et terrifiant libĂ©rant une force surnaturelle qui envahit de plus en plus son quotidien.
Encore un film australien que je n’ai pas aimĂ©. DĂ©cidĂ©ment !!! Je pense quâen trois quart dâheure, je savais dĂ©jĂ que jâallais mettre une note trĂšs basse Ă ce film. Ma dĂ©ception est d’autant plus forte que le sujet autour des troubles alimentaires paraissait, dans le cadre d’un film d’horreur, assez novateur en ces annĂ©es 2020. Le film laisse entrevoir quelques trĂšs beaux plans notamment sur les matiĂšres et l’intĂ©rieur des corps. Oui, cela rappelle hĂ©las The Substance (2024) que jâai dĂ©testĂ©. Le dĂ©faut principal du film est d’ĂȘtre un mix entre le film de Coralie Fargeat et Grave (2016) que jâai pas du tout aimĂ© non plus. Câest pour dire ! Deux rĂ©alisatrice que je ne peux pas saquer. Grave, câest pour le cĂŽtĂ© charnel autour de la nourriture.
Le film aurait pu ĂȘtre davantage rĂ©ussi dĂ©lestĂ© d’une bonne demi heure. Il est ici assez rĂ©pĂ©titif et trĂšs ennuyeux. Le sujet autour de la famille de l’hĂ©roĂŻne, trĂšs intĂ©ressant, aurait mĂ©ritĂ© de plus amples moments. Deux parents qui font de leur mieux, mais leur mieux nâest pas trĂšs Ă©levĂ©. Entre le pĂšre qui a de la peine Ă faire quoi que ce soit et la mĂšre qui en fait trop. Dâailleurs, elle m’a rappelĂ© mes propres soucis. Ces mĂšres qui veulent toujours ranger et nettoyer les chambres de leurs enfants sans savoir quâil rentrent dans un intimitĂ© incomprĂ©hensible. On jette, on nettoie sans se rendre compte que cette saletĂ© avait peut-ĂȘtre son importance, symbolique ou non.
On sait quâon va attirer du monde dans des histoires de poids tout comme on sait quâil est aussi facile dâavoir du succĂšs dans un un film qui parle dâargent. Comme quand des personnes trouvent toute une fortune et dĂ©cident de le garder sans en parler Ă dâautres. Donc pareil pour les histoires oĂč quelquâun trouve une solution miracle pour perdre du poids. Ce sont effectivement des problĂšmes constants, permanents et Ă©ternels pour les gens de notre sociĂ©tĂ©. Triste monde !
Ce film est Ă©videmment assez ignoble. Le sujet est rĂ©pugnant, surtout quand on dĂ©couvre ce quâil y a dans les pilules soi-disant miraculeuses. LâatmosphĂšre est glauque Ă souhait. Lâactrice principale est vraiment malaisante, ce qui montre cependant un certain talent.
Mais il y a un moment oĂč tout cela tourne vraiment au ridicule et Ă partir de ce moment-lĂ , jâai progressivement dĂ©crochĂ©. Mon attention nâĂ©tait dĂ©jĂ pas totalement gagnĂ©e dĂšs le dĂ©but.
Au moins, ce film ne donne pas vraiment envie de manger. Câest le cĂŽtĂ© cool si vous regardez ce film dans le but de perdre quelques kilos ! Saccharine n’offre rien de bien croustillant consistant Ă se mettre sous la dent.
La vie c’est comme une boĂźte de chocolat, mais ça dure moins longtemps chez les obĂšses. Il est flagrant que ce film manque de finesse.
On peut rajouter un troisiĂšme film que jâai dĂ©testĂ© Ă la liste de ce que ce film mâa rappelĂ©. En effet, Antiviral (2012) de Cronenberg Jr, Brandon, peut complĂ©ter ma liste dâun quatuor de films ignobles Ă Ă©viter. Sauf pour les plus tordus, Ă©videmment. Les fans de malsains, de gore et dâambiances glauques et Ă©cĆurantes peuvent foncer tĂȘte baisser et plonger dans ces films sans hĂ©sitation.
Si le scenario convoque la pilule miracle pour perdre du poids, la cinĂ©aste ferait bien de trouver la formule du rythme rĂ©ussi, de la surprise et de l’enjeu dramatique, ingrĂ©dients indispensables pour concocter une rĂ©elle satiĂ©tĂ© intellectuelle. Natalie Erika James, rĂ©alisatrice, scĂ©nariste et productrice amĂ©ricaine, australienne et japonaise essaye sans doute de montrer quâelle peut choquer et dĂ©goĂ»ter encore plus que les hommes tout en pensant faire mieux. Mais service lent et cuisine sans saveur, c’est NON !
Le trio dâactrices principales sâen sort bien. Midori Francis et Madeleine Madden son assez correctes, mais Danielle MacDonald est excellente. Jâaurais tellement voulu la voir plus dans ce film. Tous ses moments sont les meilleures pour moi.
Entre le body horror et le film de fantĂŽme, Saccharine, le troisiĂšme long-mĂ©trage de Natalie Erika James accuse dâune indigestion thĂ©matique avec notamment le culte de la minceur, les troubles alimentaires, le dĂ©sir fĂ©minin. Le goĂ»t sucrĂ© y est, les intentions aussi, mais ça nâaccroche pas au palais.
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